Traversée

[16’22-2022/2023]

Création au Festival Futura le 26 Aout 2023.

Pièce acousmatique, ici dans sa version stéréophonique.
L’idée motrice de cette pièce est de créer une métaphore d’une séquence de vie, allant d’un état initial complexe, chargé, entremêlé, à un autre plus apaisé via un moment charnière.
Tout l’interêt consiste à ce que rien ne soit vraiment résolu… qu’il y ait toujours une ambiguïté, un frottement , malgré de fugaces moments de plénitude.
Ce qui compte aussi, c’est que chaque instant présent de l’écoute soit habité des précédents.

Cela m’a conduit à de multiples jeux musicaux (densités, vitesses, plans de projection etc…) dont le principal fût de jouer avec des échelles de hauteurs. Chaque partie de l’oeuvre exploite un principe de ses échelles : dans la première, il s’agit d’un entrelacement d’horizontalité, de sons variants et de gammes, chaque voix étant presque autonome. La seconde partie utilise des références à la tonalité, enfin la dernière mêle harmoniques naturelles à ce qui vient d’être entendu.

Used

[ 23’24 – 2021 ]

Pièce stéréophonique de musique acousmatique, commande du Festival Futura.

« Used » est structurée par l’idée de forme musicale et par les jeux qui naissent des notions d’écarts, de contrastes, de polarisations.

D’une part, une forme suite (forme très ancienne qui consiste en une série de cours mouvements ordonnés) précisément pensée, ici en 10 mouvements, où chacun diffère par son principe d’écriture, son matériel musical et son espace de projection sonore.
De l’autre, des sources sonores issues de « rusch », de prises de sons mises au rebut, comme en attente de quelque chose, de moments captés, tombés dans les limbes.

Contraste entre la forme et l’informe.

C’est de leur mise en lien, combinée à la mise en abîme des écarts qui s’y trouvent, que naît un chemin de sensations propre à chacun(e). Ce chemin est en quelque sorte l’axe « tonal » de la forme suite, il est conduit par ce qui émerge de la relation entre les mouvements.
Métaphore de la psyché humaine et de sa complexité….

Liste des mouvements :

1. Sonnante
2. Déclenchante
3. Variante
4. Lente et suspensive
5- 6. Composée-Stratifiée / Anecdotique
7. Variante « Non non » 2’01
8. Lente et suspensive 2’04
9. Déclenchante 4’21
10. Fenêtre

« Les Chemins de Colone »

[ 45’50 – 2017 ]

« S’il est aveugle, il ne peut plus se contenter de regarder. Il faut qu’il entende, qu’il touche, qu’il sente des choses différentes. Si j’étais aveugle, je m’en irais aussi. »

Pièce stéréophonique acousmatique librement inspirée du recueil d’Henry Bauchau « Les vallées du bonheur profond », appartenant au cycle d’Œdipe et Antigone.

Crée le 26 Août 2017 au festival Futura.

Ce qui fonde l’oeuvre ici, c’est moins Oedipe et le complexe qui lui est couramment associé qu’imaginer sa route, une fois aveuglé : devant ré-appréhender le monde à travers sa cécité, c’est tout autant une condamnation à l’errance qu’un acte fondateur. Véritable métaphore de la création, cet acte l’oblige à se positionner à nouveau, à réévaluer les distances qui le séparent au monde, l’écart entre son « moi et l’autre ». Partant de cette idée philosophique et psychanalytique, toute l’œuvre est construite autour de cette notion : écart entre des sons de natures différentes, entre des procédés de composition dont chaque mouvement en expose une possibilité, le cinquième en étant la synthèse.
C’est dans la tension produite par ces juxtapositions que le sens se crée, qu’une identité féconde se dessine entre les lignes, et pourquoi pas, qu’un destin se profile.

En cinq mouvements :

1. Eveil [10’20]
2. Fol rhizome [12’29]
3. Le moi et l’autre – écarts [9’27]
4. Sans mot résonne [6’15]
5. Les chemins de Colone [7’19]

« De l’espace et du temps »

[ 27’16  – 2015 ]

Commande de Motus pour le festival “En chair et en sons”.
Composé pour la danseuse Buto Sakurako.

Le corps du danseur…
Le corps de la musique…

Que se passe-t-il après que le premier impact soit posé? Une succession d’instants musicaux, le temps qui s’égraine…
Si la musique est avant tout du temps, c’est aussi une langue d’espaces (internes – externes), particulièrement pour la musique acousmatique à l’heure de l’interprétation.
Comme le Buto, celle-ci fut un art de rupture, elle interrogea le musical à partir de sa » chair » même: le son fixé.
Elle a aussi son temps propre: celui du studio, différent de celui de son exécution, temps du live et du concert.
Il y a donc un décalage entre la succession d’instants composés en amont et ceux proposés en concerts.
C’est là que les choses deviennent intéressantes, ce décalage est propice à l’ouverture et à la densité.
Il constitue une métaphore de la réalité, l’instant présent n’existant pas réellement mais étant à la fois du passé et une anticipation de ce qui se produira. Comme une succession de temps propres, « désynchronisés » au sens de la relativité.

« Les Chemins de Colone »

[ 45’50 – 2017 ]

« S’il est aveugle, il ne peut plus se contenter de regarder. Il faut qu’il entende, qu’il touche, qu’il sente des choses différentes. Si j’étais aveugle, je m’en irais aussi. »

Pièce stéréophonique acousmatique librement inspirée du recueil d’Henry Bauchau « Les vallées du bonheur profond », appartenant au cycle d’Œdipe et Antigone.

Crée le 26 Août 2017 au festival Futura.

Ce qui fonde l’oeuvre ici, c’est moins Oedipe et le complexe qui lui est couramment associé qu’imaginer sa route, une fois aveuglé : devant ré-appréhender le monde à travers sa cécité, c’est tout autant une condamnation à l’errance qu’un acte fondateur. Véritable métaphore de la création, cet acte l’oblige à se positionner à nouveau, à réévaluer les distances qui le séparent au monde, l’écart entre son « moi et l’autre ». Partant de cette idée philosophique et psychanalytique, toute l’œuvre est construite autour de cette notion : écart entre des sons de natures différentes, entre des procédés de composition dont chaque mouvement en expose une possibilité, le cinquième en étant la synthèse.
C’est dans la tension produite par ces juxtapositions que le sens se crée, qu’une identité féconde se dessine entre les lignes, et pourquoi pas, qu’un destin se profile.

En cinq mouvements :

1. Eveil [10’20]
2. Fol rhizome [12’29]
3. Le moi et l’autre – écarts [9’27]
4. Sans mot résonne [6’15]
5. Les chemins de Colone [7’19]

« De l’espace et du temps »

[ 27’16  – 2015 ]

Commande de Motus pour le festival “En chair et en sons”.
Composé pour la danseuse Buto Sakurako.

Le corps du danseur…
Le corps de la musique…

Que se passe-t-il après que le premier impact soit posé? Une succession d’instants musicaux, le temps qui s’égraine…
Si la musique est avant tout du temps, c’est aussi une langue d’espaces (internes – externes), particulièrement pour la musique acousmatique à l’heure de l’interprétation.
Comme le Buto, celle-ci fut un art de rupture, elle interrogea le musical à partir de sa » chair » même: le son fixé.
Elle a aussi son temps propre: celui du studio, différent de celui de son exécution, temps du live et du concert.
Il y a donc un décalage entre la succession d’instants composés en amont et ceux proposés en concerts.
C’est là que les choses deviennent intéressantes, ce décalage est propice à l’ouverture et à la densité.
Il constitue une métaphore de la réalité, l’instant présent n’existant pas réellement mais étant à la fois du passé et une anticipation de ce qui se produira. Comme une succession de temps propres, « désynchronisés » au sens de la relativité.

Harbinger

[ 17’03 – 2014 2015 ] Version remaniée.
Harbinger est une pièce stéréophonique acousmatique dont le matériel musical principal est issu de guitares électriques préparées.
L’idée est de créer avec ce matériel de départ une tension, sorte d’ appel 
distant, de signal annonçant une situation d’urgence future.
Elle a été écrite en collaboration avec les guitaristes Damien Broitmann et Valoy.
Création au Festival Futura 2014.

 

Nocturne

[ 7’30 – 2013 ]: Pièce acousmatique stéréophonique
Cette pièce est une idée de la nuit.
Basée sur un jeu poly-rythmique, à partir d’un objet sonore « premier » : la percussion résonance ; les procédés de transformation et de composition du matériel sonore et musical y sont volontairement simples : transposition, bouclage, réverbération, placement stéréophonique.
Commande du GRM, créée le 24 janvier 2013 au festival Multiphonies à Paris.

Solitude (Approchez-vous d'elle)

[ 29 ‘ 50 – 2013 ]

Cette pièce parle d’un trajet solitaire construit en 11 moments musicaux. Autant d’histoires, de rencontres, qui suivent leurs propres chemins, s’achèvent ou non, tissent parfois des liens entre elles. C’est en creux, en transparence en quelque sorte, que se dessine peu à peu une subjectivité silencieuse.
Musicalement elle porte une attention toute particulière au grain sonore, au sens schaefférien du terme. Chaque mouvement en expose certains types et classes, les met en relation, en contraste.
Métaphoriquement son compositeur a imaginé pouvoir toucher les sons et par ce biais initier une forme nouvelle de communication avec le monde environnent, dans la solitude et le silence absolu du sujet.

Toys

[ 4’57 – 2014 ]

Objets de plaisir et plaisirs des objets.

 

Des rives

[ 18’44 – 2011 ]

Des Rives traite de la perception altérée du réel, que ce soit dû à une décompensation de la psyché ou à l’effet d’un psychotrope.
Elle donne a entendre un fragment de temps (18’44) où cette altération a lieu.
C’est un champ de sensations, données sans hiérarchie, dans lequel cohabitent plusieurs réalités : lesquelles sont de l’ordre du souvenir, du réel, de l’imagination?
Le parcours se fait au présent par libres associations, ou jeux de textures.
S’en émane un sentiment très onirique, presque tranquille bien qu’on puisse percevoir qu’angoisses et tensions ne sont pas loin.

Pièce écrite au studio personnel du compositeur et au GRM.

Carnets Africains

CARNETS AFRICAINS [49’16] .

Ce triptyque, dont la matière principale est issue de voyages sonores qu’Eric Broitmann a effectués sur ce continent, interroge mémoire et perception.
C’est un projet fondateur de sa pratique compositionnelle, qui fait appel à de larges pans de son passé et traduit un parcours à la fois personnel et compositionnel.
C’est un chemin tenu que l’on suit en voyage…

Il y a la mémoire de ces sons ramenés de là-bas, qui peu à peu, ont eux aussi été dissociés du présent.
Puis il y a tout ce que nous emmenons avec nous, dans nos bagages de vie: musique, littérature, peinture, vivants, morts.
Tout cela entre en composition et fonde à nouveau, modifie la perception.
Un parcours se peuple, déviant,
Polyphonique,
Un dialogue à plusieurs.

Intérieur-Extérieur [12’36] 2006

Dans ma tête multiple [16’ 21] 2010

Incantation [20’19] 2008
 
 
paru le 28 janvier 2014

 

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